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Jusqu’à la fin de la Saison 2012, Isostar vous fait partager les aventures sportives des vététistes partenaires.
Aujourd’hui, c’est au tour de Dorian Lagier, coureur du Team OffRoad, vainqueur en titre du Challenge OffRoad en 2011 qui s’était lancé un défi depuis quelques mois : recourir la Transvésubienne, une épreuve VTT mythique reliant La Colmiane à Nice. Elle est réputée comme étant la course d’un jour la plus difficile de France. Le but affiché : faire un top 10 au scratch. Avec Dorian et Jean-Marie, notre mécano plus connu sous le doux sobriquet de « Jean-jean » sur le paddock VTT, nous revenons sur cette expérience sportive et humaine qui s’est dérouée le week-end de Pentecôte.
OffRoad : la Transvésubienne est une épreuve à part. Pourquoi ?
Dorian : « c’est une course à part du fait de sa durée. Elle se gagne en plus de 6 heures. C’est aussi en raison de l’engagement physique et mental que ça demande, et de la richesse des paysages que l'on traverse. C'est un vrai « terrain d’aventure » avec des sols et des ambiances très variés. Enfin, c’est une course où les qualités physiques et techniques du coureur sont autant mises à l’épreuve que sa capacité à gérer le matériel. »
OffRoad : C’est donc une course exigeante. Il faut préparer le bonhomme, mais aussi le matériel. Vous nous en parlez ?
Dorian : « Quand on aborde la Trans’, la préparation physique du pilote et du matériel sont deux choses indissociables. Au niveau physique, il faut bien sûr travailler l'endurance, avoir enchaîné quelques longues sorties afin de mieux se connaître dans ce type d'effort. Avoir rfait des reconnaissances au préalable est une bonne chose si on n’a jamais fait la course, ça permet de mieux appréhender les difficultés. »
Jean-jean : « C’est une épreuve qui met le matériel à rude épreuve. Aussi, nous avons misé sur la fiabilité plutôt que sur le rendement pur et le « light » comme on peut le faire sur des courses XCO! Ma devise est la suivante : plus le travail de préparation est poussé, moins nombreux sont les incidents. FOCUS, notre partenaire, nous a mis a disposition un VTT FSL 2.0 tout XTR. Le vélo idéal pour cette course avec un cadre carbone et 100 mm de débattement l’arrière. Il s’avère qu’en raison de nos emplois du temps respectifs, Dorian ne pouvait récupérer le VTT que l'avant-veille de la course. Il était en route et les bouchons du week-end de Pentecôte en ont décidé autrement. Demi-tour, direction l’atelier ! Donc, le vendredi soir, la veille du prologue, j'ai adapté le semi-rigide Focus Raven 4.0 de XC pendant que Dodo dormait (jeu de mot l’air de rien, il est fort ce Jean-jean). J’ai monté une fourche SUNTOUR EPICON 120 mm à la place de l'AXON 100mm avec laquelle il roule en XC et un disque avant de 185 mm. Concernant les pneus, notre choix s’est porté sur le MICHELIN ROCK'R 2.4 renforcé non UST mais avec du produit préventif à l'avant; et un MICHELIN RACE'R 2.1 60 TPI non UST, mais avec chambre a air et du liquide préventif à l'arrière. Notons que Dorian roulait depuis quelques temps avec une tige télescopique et un cintre relevé de 690 mm qu’il a conservés pour la course. Nous obtenons un vélo robuste et fiable de 11,540 Kg au départ, soit 1,5 Kg de plus que dans sa version XC pour les Coupes de France. »
Dorian : « j’aurai vraiment aimé rouler avec ce FSL. C’est un super vélo vraiment adapté pour ce type de parcours. Il offre une facilité de pilotage et un confort supérieur au semi rigide en descente mais aussi en montée car il apporte un gain de motricité importante. Mais bon, j’ai roulé avec mon Raven que je connais parfaitement. Le but étant quand même de se faire plaisir ! »
OffRoad : Et à coté du vélo, on prévoit quoi dans le sac ?
Dorian : « il fallait prévoir de quoi se dépanner en dehors des points officiels d’assistance. Je suis donc parti avec un Camelbak dans lequel j’avais un multi-outils, 2 chambres à airs, une pompe, un morceau de pneu pour combler une éventuelle déchirure, une patte de dérailleur, une couverture de survie et une corne de chasse en guise de sifflet de sécurité. J’avais aussi de quoi me ravitailler entre les points d’assistance. »
OffRoad : Et pendant la course, on s'alimente comment dans ces moments-là?
Dorian : « On mange et on boit très régulièrement afin de prévenir toute fringale et déshydratation. Cette année durant la première partie de la course on était dans les nuages donc on ne souffrait pas de la chaleur mais en seconde partie de course et en particulier lors de la montée au Mont Chauve, l’heure de passage étant vers midi, il faisait très chaud.
J’ai profité de quasiment de tous les ravitaillements pour à chaque fois remplir le Camelbak et manger. Pour la boisson et la nourriture, j’ai pris des produits de la gamme ISOSTAR LONG ENERGY. »
Jean-jean : « j’ai ravitaillé donc, j’ai un peu tenu les comptes : Dorian a bu pas moins de 8 litres de boisson d’ISOSTAR et à mangé 10 barres ISOSTAR Long Energy.
Durant les ravitaillements en zones officielles de la course, j'avais préparé de la boisson dans une bouteille afin de remplir rapidement son Camelbak. Je faisais aussi l’approvisionnement en barres ainsi qu'un check rapide du vélo et la lubrification. Le tout prenait 2 à 3 mn, mais sur un effort si long, il est parfois urgent de prendre le temps de bien faire les choses : le temps pour lui de souffler et de manger, et pour moi de recueillir ses sensations. L'expérience acquise en 2011 a fait que Dorian n'a pas eu besoin de mon secours technique. Seule la patte de dérailleur s'est légèrement tordue au contact d'un rocher, il a su gérer cet incident et continuer sa course sans encombre. »
OffRoad : venons-en à la course.
Dorian : « Un départ assez humide et une première partie dans les nuages sur les cimes de la Colmiane. Je bascule au col d’Andrion vers la 6ème place, première difficulté technique de la journée. Vient la montée au Brec d'Utelle où on double les motos ouvreuses en galère dans le portage. Deuxième difficulté, la descente du Brec où la marge de manœuvre en cas d’erreur de pilotage est nulle. Le soleil est déjà revenu et il a permis de faire sécher pas mal de pierres. Cela aura été moins glissant que je l'aurais pensé, ouf !
Je profite du passage à la Madone d'Utelle pour être ravitaillé par Jean-jean. J’enchaîne ensuite la longue descente sur Pont de Cros où là encore des portions sont engagées et n’offrent aucune marge de manœuvre. C’est tendu… Au bout de 3h de course, je passe à Pont de Cros, où le groupe du 4ème au 7ème s'est quasiment ensemble.
Nous ne sommes qu'à la moitié de la course et c'est maintenant que les places définitives vont se jouer durant la longue remontée au dessus de Levens. Cette montée est très éprouvante car tout le début est resté humide suite aux pluies des derniers jours et donc c'est une alternance de « roulage, poussage et portage ». L'arrivée de la longue montée à Colla Bassa est pour moi la fin de la partie galère pour un semi rigide (fini les chemins romains où la motricité est très dure à avoir). Il ne reste plus que la remontée au Mont Chauve. La chaleur et le soleil transforment en fournaise cet endroit qui porte bien son nom car il n’a pas un arbre pour se cacher du soleil. Je bascule dans la dernière descente technique où il faut faire attention car les pierres pointues sont partout en embuscade.
Encore quelques petits efforts pour rejoindre le lit du Paillon et vient la traversée du tunnel sous le centre ville de Nice où on jette ses dernières forces. Aussitôt arrivé, 1500 m plus bas, altitude 0, on est désormais « finisher », fatigué mais tellement content d'avoir participé à cette aventure. Finalement, j’étais 6ème à pont de Cros mais j'ai craqué en seconde partie de course pour laisser revenir Florian Golay et Rémy Paul. Je finis 8ème scratch et 3ème senior. »
OffRoad : une dernière chose à souligner à rajouter, un message à faire passer ?
Dorian : « je tiens à remercier mes parents et Jean-jean qui m'ont fait l'assistance durant la course et aussi tous les partenaires du Team OffRoad et en particulier FOCUS, SR SUNTOUR, MICHELIN et ISOSTAR.
J’ai une pensée pour Maxime Folco, avec qui j’avais fait les reconnaissances de la course, mais qui a du déclarer forfait suite à un poignet cassé lors d’une chute dans les premières minutes du prologue du samedi. C’est bon gars doublé d’un excellent compétiteur, j’ai « les boules » pour lui…
Jean-jean : Pour l'équipe d'assistance, c'est une course dans la course afin de ne pas louper son coureur ni les points de ravitaillements! Le soutien psychologique joue un rôle primordial sur ce type d'épreuve ou les concurrents vont au bout d'eux-mêmes! »
OffRoad : On dit que l'après transV’ se fait en 2 temps.
Dorian : « Oui, c’est très extrême comme engagement. Passé la ligne d'arrivée, tu te dis que tu ne la feras plus jamais, et dès le lendemain, il te tarde la prochaine édition. La, l’envie de la refaire est déjà là car c’est exceptionnel. C’est un sentiment que je n’ai pas retrouvé pour d’autres courses. C’est un truc de dingue ! Je voudrais être au départ en 2013. »
On retrouvera Dorian et les autres membres du Team OffRoad Sur La Téméraire du coté d’Epinal les 30 juin et 1er juillet prochains. |





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